MIÉCUR est un mouvement
inspiré de Dieu qui a vu le jour, grâce à celui
qui prêchait
dans le désert, Jean Richard. Dès son arrivée
au Québec en 1955, Jean a prêché la
réconciliation dans
un désert de chrétiens, frappant aux portes de toutes
les Églises catholique,
protestante, orthodoxe et évangélique, demandant
aux dirigeants et laïcs de cesser
les chicanes de doctrine et de s'unir dans un dialogue fraternel.
Mais en vain,
son message ne passe pas, les portes se referment une à une.
Inlassablement, Jean
continue sa mission de précurseur de la réconciliation
proclamant la résurrection de
l'Église de Christ.
Plusieurs d'entre nous rencontrent Jean
en 1979. Sa connaissance des Saintes Écritures et sa grande humilité nous
attirent vers lui. Nous nous sommes tout de suite compris, car
nous avions le même
désir soit l'unité des chrétiens. C'est
aussi cette année-là que des croyants de diverses
confessions se réunissent
régulièrement, chez Jean à la ferme l'Oasis à Champlain.
En 1980, une porte s'ouvre au dialogue et à l'échange
entre Églises. Nous entendons
parler d'oecuménisme par les dirigeants. Ici et là,
des chrétiens de différentes
dénominations renouent des liens fraternels. Pour Jean
Richard, c'est un signe du
Saint-Esprit.
L'idée d'un mouvement chrétien universel de réconciliation
s'est alors imposée.
Jean choisit le sigle MIÉCUR en s'inspirant de Miécourt,
petit village de Suisse,
situé à 2 km de son lieu de naissance. En février
1985, la première réunion
officielle de MIÉCUR se tient à l'Oasis à Champlain.
Peu de temps après, une section
MIÉCUR est fondée à Trois-Rivières
(section Mauricie).
En janvier 1988, des frères et soeurs de la région
de Noyan viennent fraterniser avec
nous. Après réflexions et prières, ils veulent
s'engager davantage dans MIÉCUR et
désirent former un groupe local. En avril a lieu la première
réunion des membres de
la section Saint-Jean.
Le 22 juin 1988, nous obtenons le renouvellement
de la charte. Par la suite, des statuts sont adoptés par le mouvement
afin qu'il n'y ait aucune confusion quant à notre but
précis.
Réalisant que nous sommes les humbles instruments
du Seigneur et que sa Volonté doit
s'accomplir, nous tentons un rapprochement avec nos dirigeants
religieux. Ceux-ci
nous reçoivent avec gentillesse, étant de tout
coeur avec nous. Mais rien n'est fait
ni changé. Alors nous nous tournons vers les laïcs,
ces derniers étant plus libres
que leurs chefs spirituels.
Depuis 20 ans, des membres de MIÉCUR ont
participé à plusieurs
rencontres avec des
chrétiens d'autres confessions. Il serait difficile de
les énumérer entièrement,
mais en voici quelques-unes :
- Rencontres à Québec en collaboration avec le
Conseil interconfessionnel de la région de Québec;
- Cérémonie religieuse à la chapelle
des Cuthbert à Berthier, une fois par
année;
- Activités lors de la semaine de l'unité des
chrétiens en janvier de
chaque année;
- Rencontres avec des groupes chrétiens de Québec
et Trois-Rivières;
- Jean Richard, pasteur de l'Église unie du Canada
est invité à prêcher lors d'une cérémonie
dominicale en l'église
catholique de Verchères.
Nous avons tissé des liens étroits
avec plusieurs frères et soeurs chrétiens.
Certains nous ont quittés, leur Église
les rappelant à l'ordre;
d'autres ne viennent
plus aux rencontres de MIÉCUR, mais sont restés
fidèles dans leur coeur. Il est vrai
que nous sommes un petit groupe devant une tâche ardue,
mais loin de nous
décourager, nous mettons notre foi en l'Esprit saint qui
nous guide sûrement.
Déjà dans le monde entier, il y a des centaines
de petits maillons de MIÉCUR en
action, des groupes de gens qui accomplissent un travail de réconciliation
et qui un
jour se retrouveront, s'uniront. C'est pourquoi notre mission
n'est pas de se
concentrer uniquement sur ce qui se passe à l'intérieur
du mouvement, mais plutôt
d'aller vers l'extérieur, là où se trouvent
les enfants de Dieu pour leur dire :
''La Lumière est arrivée. Ouvrez vos yeux; finis
les mensonges et les barrières,
unissons-nous enfin dans l'Amour de la Vérité,
car Jésus est l'unique chef de
tous.''
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